Surfant sur un de mes sites de prédilection , je suis tombé sur un article intéressant consacré à Caroline Myss , une « intuitive médicale » qui, selon les données avancées par l'article, a la faculté de « faire des diagnostics précis » sur l'état de santé d'un individu, sans même l'avoir rencontré. Outre son activité actuelle, ses idées m'ont paru intéressantes. Son point de vue est de considérer l'être humain selon ses ressources en énergie (vitale). Certes, les Taoïstes font cela depuis des siècles, voire des millénaires, mais son point de vue à elle est riche de la vie occidentale du XXIème siècle, ce qui donne un intérêt de plus à ses idées parque qu'elles parlent parfois davantage aux occidentaux que nous sommes. Par énergie vitale , il faut entendre l'énergie dont l'être humain dispose pour entreprendre des actions, convaincre des personnes, accorder son attention à certaines choses. Toute action de ce type consomme de l'énergie contenue dans l'esprit. Et parfois nous sommes vraiment pleins de cette énergie, et parfois à plat, même dès le matin ! Elle livre donc quelques considérations sur cette ressource qui apparaît réellement à mes yeux comme primordiale. Chaque jour, nous nous réveillons avec une quantité de cette énergie d'une quantité de 100. Si nous consacrons une (trop) grande partie de celle-ci à investir dans les problèmes non réglés du passé, ou ceux qui vont nous attendre dans la journée ou les jours à venir, que nous reste-t-il pour les actions à entreprendre, ou pour les remises en question parfois nécessaires ? Il nous arrive parfois de consommer complètement cette quantité d'énergie dès le matin, si bien que nous devons contracter des dettes pour tenir durant la journée. « Une fois que nous sommes bien endetté, la somme d'énergie qui nous est donnée chaque jour est utilisée pour éponger la dette de la veille et, quand elle n'y suffit plus, nous sommes obligés d'emprunter. Où ? Dans nos tissus, nos cellules, sapant par là même notre santé (1). Ou bien dans l'énergie des autres, développant une personnalité " parasite ". Nous devenons alors dépendants de l'énergie des autres et, sans savoir pourquoi, nous ne pouvons plus fonctionner sans la présence de telle ou telle personne, que nous " pompons ". Si nous faisons cela trop longtemps, nous tombons malades ? et, éventuellement, notre entourage aussi. » Elle continue en donnant des pistes pour se départir de nos trop grandes consommations d'énergie. Elle préconise pour cela le pardon. Le pardon a cette faculté, selon elle, de libérer de l'énergie. Sur ce point, je suis complètement d'accord avec elle . Quand on entretient un différend avec une personne, on y pense, et pour entretenir cette ranc?ur, on est obligé de la nourrir, comme si l'on voulait faire pousser de la végétation en plein désert : ça passe par le nécessaire arrosage de l'étendue. Et cette alimentation en eau doit se faire tous les jours, sans quoi le but n'est pas atteint. Et cela me rappelle que j'ai plusieurs fois ressenti qu'une fois le pardon accordé, du coté du « pardonneur » comme de celui du pardonné, il y a comme un mieux-être qui surgit, parfois des sourires, parfois des calins : c'est de l'énergie qui remonte et qui s'extériorise ou qui va agir comme une énergie de liaison (un peu comme des composés qui, au cours d'une réaction, vont dégager de la chaleur ou vont disposer de l'énergie suffisante pour créer de nouvelles liaisons). On pourrait d'ailleurs s'interroger sur le véritable plaisir à entretenir ces ranc?urs. Mais bon, c'est un plaisir, et donc comme le fait de fumer, c'est corporellement que l'on en tire du plaisir, et non intellectuellement. Voilà pourquoi l'intellect peut trouver cela bien futile? L'article conclue, enfin, sur la raison pour laquelle on ne guérit parfois pas de ses souffrances. Selon elle, c'est parce que la souffrance donne parfois du sens à beaucoup de choses, et qu'elle permet également l'établissement de liens que l'on craint ne pas pouvoir établir, ou maintenir, sans. Je pense certainement que des personnes utilisent leurs souffrances pour attirer l'attention sur elles, et pour pomper de l'attention aux autres. Mais quelle est la solidité d'une relation basée uniquement sur une composante émotionnelle de ce type ? Si la personne qui est le dindon de la farce s'en rend compte, c'est forte du sentiment de s'être faite manipuler qu'elle voudra tourner le dos à cette relation. Je pense que ce type de relations cause beaucoup de mauvaises choses dans le monde. Elle encourage les gens à jouer (involontairement le plus souvent) le rôle de la victime, plutôt que de développer de véritables qualités qui donnent envie aux autres de côtoyer une personne. Quelle est la composante de pitié dans ce type de relations ? Ce genre d'attitude tire les gens vers le bas en les forçant à inspirer de la pitié envers les autres. Certaines personnes en sont dupes. Tout comme elles s'émeuvent parfois lorsqu'elles entendent la mélodie de l'émotion : parfois il suffit de dire quelque chose dans le registre de l'émouvant pour susciter l'adhésion de personnes dites « sensibles », comme si les personnes qui ne s'émouvaient pas de telles choses étaient insensibles. Regardez dans le domaine de la politique, nous avons un très bel exemple. Mais bon, ça nécessiterait tout un papier pour parler de cela? (1) Je reviendrai sur cette notion de santé, de maladie, liée au corps, à l'énergie, et à l'esprit, dans un prochain billet, et avec plaisir. Pour la petite histoire, voici le chemin parcouru pour tomber sur cet article intéressant. J'ai commencé par parcourir le site du magazine Nouvelles Clés , qui est un de mes sites de prédilection. J'aime beaucoup le magazine, et le site c'est pareil : il y a d'anciennes interviews, généralement de beaucoup d'intérêt. -> http://www.nouvellescles.com/ Sur ce site, je suis tombé sur un dossier intitulé "Ne ratez pas le Grand Livre de l'Essentiel !", et sans essayer d'en comprendre plus sur le thème de ce dossier, j'ai passé en revue les articles qui me semblaient intéressants. Notamment : Savez-vous vous réveiller comme un chat ? 36 façons de prendre son pied en marchant Comment la science a enfin compris pourquoi le corps, l'esprit et les émotions sont inséparables Dans ce dernier article, un lien pointait vers le magazine Psychologies en ligne : il s'agissait de l'article parlant de Caroline Myss , qui a servi de base à l'écriture de ce billet. Enfin, pour vous concocter cette feuille de route qui explique comment je suis tombé sur cet article, j'en ai davantage lu sur le dossier "Ne ratez pas le Grand Livre de l'Essentiel !". Il s'agit d'un livre qui compile des bonnes pratiques dans le domaine de l'environnement, du bien-être, de la santé. Une vraie bible pour les créatifs culturels en somme. Affaire à suivre.
17 August 2007, 5:13 pm